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Yan Wagner

On se souvient encore de son apparition sur l’air de Recession Song (2010), un titre toujours en phase avec l’époque. Yan Wagner, un beau patronyme qui s’imprime instantanément et un visage de brun ombrageux qui ne s’oublie pas. D’emblée, ce chanteur de pop électronique à la voix blanche et à la culture technoïde dépareille dans le paysage hexagonal. Avec brio et syncrétisme, Forty Eight Hours (produit par Arnaud Rebotini) rassemble un large spectre de références musicales et de réminiscences adolescentes: Kraftwerk, DJ Hell, Underground Resistance, Depeche Mode...

Déjà, Yan Wagner fait entendre son art du contrepied, notamment avec un slow atypique – Le Spleen de l’officier, le morceau fétiche de son auteur – et un duo bilingue en compagnie d’Étienne Daho. Succès critique et intérêt public suivent. Parallèlement, il multiplie les collaborations (il vient de réaliser l’album de Calypso Valois), les featurings inspirés que les remixes bigarrés. Électron libre et audacieux de la scène française, Yan Wagner empile les dates prestigieuses aux Inrocks Festival, au Montreux Jazz Festival ou encore aux Vieilles Charrues.

Les mois passent et la question du second LP revient sur la table. Que faire ? Enfoncer le clou électronique ou surprendre son auditoire ? Car dans sa nouvelle cabine d’enregistrement à Pantin, le producteur se rêve... crooner. Scott Walker, Lee Hazlewood et Frank Sinatra tournent en boucle sur la platine. Yan Wagner choisit de produire lui-même ce deuxième album - This Never Happened - avec la volonté de « sortir de la techno ». Comme en témoigne superbement le premier extrait No Love, porté par cette voix magnétique croisant David Sylvian et Dave Gahan. Dans un autre registre, plus bowiesque, SlamDunk Cha-Cha fait monter la température sur le dancefloor. Ainsi va ce second album de Yan Wagner, oscillant entre ballades contemplatives et tubes moites. 


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